QUID de la Fondation du Souffle ?
Les bénéfices de la Soirée du Souffle 2012 de
Cœur Souffle Chansons seront reversés au
Comité contre les maladies respiratoires pour
mener en Ile de France les missions de la
Fondation du Souffle.
Jeune fondation héritière d’une longue histoire, la
Fondation du Souffle, reconnue par décret du 15
novembre 2011, a été créée à l’initiative des Comités
contre les Maladies Respiratoires, eux-mêmes
prolongement des comités antituberculeux qui
avaient contribué à faire reculer considérablement la
tuberculose, fléau redoutable.
L’extension dans les années 70 à la lutte contre
l’ensemble des maladies respiratoires avait pour but
de mieux cadrer avec la réalité et les besoins.
Aujourd’hui, la réalité et les besoins c’est la
nécessité de regrouper tous les acteurs de la lutte
contre les maladies respiratoires, qu’il s’agisse des
associations de pneumologues, du fonds de dotation
et de recherche en santé respiratoire, des
associations de patients et, bien entendu des
Comités contre les Maladies Respiratoires* .
Ces derniers ont donc été à l’initiative de la création
de cette fondation dans le but de renforcer la
puissance et la visibilité des actions menées dans la
lutte contre les maladies respiratoires, selon le
principe « l’union fait la force ».
Les objectifs et les missions sont toujours :
L’entraide et la solidarité avec les malades les
plus démunis
- aider les malades à se soigner dans des
conditions plus favorables à leur guérison,
- apporter une aide technique aux grands
insuffisants respiratoires,
- aider à la réinsertion professionnelle ou au
relogement des malades confrontés aux
difficultés socio économiques les plus graves
En Ile de France, chaque année, plus de 300
malades en bénéficient grâce à la générosité des
donateurs.
La prévention et l’éducation à la santé
- prévention du tabagisme, en particulier celui
des jeunes.
- information sur l’importance du suivi des
traitements de fond de l’asthme, des
maladies chroniques des bronches,
- information sur les risques liés à la pollution
de l’air et les moyens de les combattre,
-
- prévention de la transmission des maladies
respiratoires infectieuses (tuberculose,
grippe …)
Les actions sont menées au quotidien et touchent
plusieurs centaines de franciliens chaque année.
La recherche médicale
Elle est soutenue au niveau national. Des
subventions sont attribuées aux travaux de
recherche en pneumologie les plus prometteurs.
La sélection des projets est assurée par un
conseil scientifique de 18 membres reconnus
pour leur expertise.
Depuis 1980, le CNMR a financé plus de 600
travaux de recherche médicale en pneumologie ;
la Fondation a pris le relais et ce volet sera
développé en collaboration avec le Fonds de
Recherche en Santé Respiratoire ce qui
permettra de financer également des étudiants
pendant trois années de thèse.
Transparence et sérieux : les comptes de la
Fondation, comme ceux du Comité, sont certifiés par
un Commissaire aux comptes et transmis chaque
année aux autorités de tutelle.
* Les associations membres de la Fondation sont les Comités
contre les Maladies Respiratoires, le Fonds de dotation et de
recherche en santé respiratoire, le Comité national contre le
tabagisme, la Société de pneumologie de langue française et le
collège des pneumologues des hôpitaux généraux (associations
de spécialistes) et la Fédération des Amicales et Associations de
Malades et handicapés Respiratoires (association de patients).
Dominique Bacrie.
Remerciements Soirée du Souffle 2012
Nous exprimons notre reconnaissance aux
nombreux
Amis et Sympathisants de l’association ainsi qu’aux
personnalités
présentes
à
notre
concert
anniversaire, notamment, au Colonel Sylvain Duret
commandant le
Groupement de Gendarmerie
départementale de l’Essonne, Pascal Fournier, Vice-
président du Conseil Général, Jean-Pierre Delaunay,
Conseiller général,
Mesdames et Messieurs les Maires : Jocelyne
Guidez (St.Chéron), Bernard Sprotti (Breuillet)
Mesdames Solange Enizan, Martine Braquet, Maire-
adjointes, Monsieur Daniel Couvrat, Maire-adjoint
(Arpajon).
Grand merci également :
- au Père Christian Remond,
- à Monsieur Pierre Le Floc’h, Maire, de nous avoir
accueillis à l’église de St Sulpice de Favières
à la Municipalité de la Commune,
aux services techniques de la Ville d’Arpajon, ainsi
qu’à :
- la Famille Picard du Domaine de Segrez,
- M. Ludovic Gourdien – Espace Temps –
Egly,
- M. Yannick Piffret – Ferme de la
Rochefontaine,
- M. Pierre Broggio, régisseur
- au Républicain de l’Essonne
- la Municipalité de Bruyères le Châtel
- aux Commerçants du Sud Essonne et à tous
les bénévoles qui oeuvrent généreusement
aux actions de Cœur Souffle Chansons.
BPCO (*)
(broncho pneumopathie chronique obstructive)
On ne joue plus :
Fumer c’est perdre !
En 2020, la BPCO pourrait passer à la 3ème
place des causes de mortalité par maladie
d’après l’OMS… Il est possible d’agir pour
inverser la tendance ! Le moyen le plus efficace
est de lutter contre le tabac responsable à lui
seul de plus de 80% des cas.
Malgré sa gravité et les efforts des spécialistes
et associations auprès du grand public et des
professionnels de santé, la BPCO reste un
acronyme sans signification et une pathologie
sous estimée et méconnue. Bien souvent les
médecins eux-mêmes ne s’approprient pas les
gestes de prévention à commencer par la
mesure du souffle.
C’est pourquoi chaque année depuis 2001 une
Journée est organisée en novembre dans
l’objectif de renforcer l'information de tous sur la
connaissance de la maladie et de favoriser le
dépistage.
Compte tenu de la progression sournoise de la
maladie après une vingtaine d’années de
tabagisme la Fondation du souffle a décidé de
mettre l’accent en 2012 sur la nécessité de
prévenir le tabagisme très en amont afin d’éviter
que les prochaines générations ne soient
touchées par ce fléau.
Bien entendu, si l’on s’adresse directement aux
enfants et adolescents pour leur conseiller de
ne pas fumer ou d’arrêter dans le but d’éviter
une maladie qui risque de les toucher lorsqu’ils
auront 40 ou 50 ans (autant dire pour eux…un
âge canonique !!).
Ca n’est pas efficace. Il est préférable de les
aider à réfléchir par eux-mêmes et en leur
donnant des pistes pour cela.
Par exemple en soulignant l’imagination
débordante de l’industrie cigarettière pour attirer
dans sa clientèle les jeunes générations qui
remplaceront les consommateurs décimés par
le tabac. On peut aussi, lorsque l’on est soi-
même fumeur ou qu’on l’a été, expliquer
combien ont été grandes les difficultés pour
arrêter…ou tenter de le faire sans y parvenir.
Beaucoup d’autres arguments sont valables
tout en sachant que, quelle que soit la place
que l’on ait auprès des jeunes (parent, famille,
enseignant, médecin, ami,…) il faut privilégier le
dialogue, qu’il n’y a pas de réponse toute faite,
que ce qui touchera les uns sera inopérant pour
d’autres.
Parallèlement, il faut que la société soit
cohérente et, dans ce domaine, les mesures
limitant le tabagisme dans les lieux publics, la
démarche pour l’uniformisation des paquets, et
même l’augmentation du prix sont nécessaires
pour protéger les jeunes d’un fléau face auquel
ils sont vulnérables.
Il n’y a pas de fatalité dans ce domaine. La
France où il y a 38% de fumeurs réguliers chez
les jeunes de 15 ans est devancée par de
nombreux pays, dans le monde et en Europe,
qui sont parvenus à limiter plus que nous le
tabagisme des jeunes. Ainsi, la Norvège qui
comptait 40% de jeunes fumeurs en 2000 n’en
a plus que 18% aujourd’hui. Nous pouvons y
parvenir également : c’est de la responsabilité
de tous et de chacun.
(*)La broncho-pneumopathie chronique
obstructive (BPCO)
est une maladie respiratoire due à une
inflammation chronique, essentiellement liée au
tabac. Elle est caractérisée par une diminution
non réversible des débits expiratoires. Les
premiers symptômes se développent en général
après 20 ans de tabagisme et lorsque le patient
consulte, il est souvent bien tard : 2 patients sur
3 s’ignorent.
Diagnostiquée trop tard, elle expose à des
risques graves de handicaps : essoufflement au
moindre effort et nécessité d’assistance
respiratoire dont oxygénothérapie permanente
au long cours. C'est l'une des principales
causes de mortalité dans le monde. En France,
3,5 millions de personnes sont atteintes et
environ 16 000 en décèdent chaque année.